Les Enfoirés / Rêvons : « Les gens qui rêvent font des révolutions, Faut qu’on se lève, qu’on se soulève… »


Les Enfoirés – Rêvons :


Oh-oh, oh-oh-oh-oh
Oh-oh-oh-oh
Ce soir nous rêvons, nous rêvons


On veut faire le bien
On n’sait pas bien comment faire
Mais faut plus se taire
Ça n’a l’air de rien
Mais regarder la misère
Pour la mettre à terre
Impuissant plus jamais non
Il suffit de pas grand chose au fond
Pour qu’un puissant fasse des millions
Qu’est-ce qu’on attend pour la faire notre révolution?


Pourvu qu’on s’aime et qu’on le sème
Pour que les rêves deviennent révolution
Faut qu’on l’apprenne, qu’on le retienne
Les gens qui rêvent font des révolutions
Faut qu’on se lève, qu’on se soulève
Faire de ce chant notre résolution
Le dire sans trêve sur toutes les lèvres
On pourra dire notre révolution
Révolution


Oh-oh, oh-oh-oh-oh
Oh-oh-oh-oh
Ce soir nous rêvons, révolution


Oh-oh, oh-oh-oh-oh
Oh-oh-oh-oh
Ce soir nous rêvons, nous rêvons


Rien n’arrêtera
Tous ces cœurs qui se répondent
Pas même la fin du monde
Chaque petite voix
C’est un cri d’amour qui compte
Pour faire bouger le ronde
Impuissant puis des millions
Avec la force du nombre, on fête rien
Impuissant puis des sillons
Pour tracer sur notre route une révolution


Pourvu qu’on s’aime et qu’on le sème
Pour que les rêves deviennent révolution
Faut qu’on l’apprenne, qu’on le retienne
Les gens qui rêvent font des révolutions
Faut qu’on se lève, qu’on se soulève
Faire de ce chant notre résolution
Le dire sans trêve sur toutes les lèvres
On pourra dire notre révolution
Révolution


Oh-oh, oh-oh-oh-oh
Oh-oh-oh-oh
Ce soir nous rêvons, révolution


Oh-oh, oh-oh-oh-oh (ce soir nous rêvons)
Oh-oh-oh-oh
Ce soir nous rêvons, nous rêvons


Oh-oh, oh-oh-oh-oh
Oh-oh-oh-oh
Ce soir nous rêvons, révolution


Oh-oh, oh-oh-oh-oh
Oh-oh-oh-oh
Ce soir nous rêvons, nous rêvons


Pourvu qu’on s’aime et qu’on le sème
Pour que les rêves deviennent révolution
Faut qu’on l’apprenne, qu’on le retienne
Les gens qui rêvent font des révolutions
Faut qu’on se lève, qu’on se soulève
Faire de ce chant notre résolution
Le dire sans trêve sur toutes les lèvres
On pourra lire notre révolution
Résolution

L’Assemblée générale de l’ONU entérine une résolution appelant à une « paix globale, juste et durable en Ukraine » sur la base de la Charte des Nations Unies

Dans le cadre de sa onzième session extraordinaire d’urgence reprise hier et à quelques heures seulement du premier anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Fédération de Russie, l’Assemblée générale a adopté, aujourd’hui, à une large majorité, une nouvelle résolution destinée cette fois à défendre les principes de la Charte des Nations Unies « sous-tendant une paix globale, juste et durable en Ukraine ».  Si les condamnations de l’agression russe ont dominé les interventions des États Membres, de nombreuses voix se sont également fait entendre pour appeler au dialogue et à la diplomatie en vue d’un règlement négocié du conflit.    

La résolution, qui exige de nouveau que la Fédération de Russie « retire immédiatement, complètement et sans condition toutes ses forces militaires du territoire ukrainien à l’intérieur des frontières internationalement reconnues du pays », a été entérinée par 141 voix pour, 7 voix contre et 32 abstentions, après le rejet de deux propositions d’amendement soumises par le Bélarus.  Le résultat du vote a été salué par une salve nourrie d’applaudissements dans la salle de l’Assemblée générale. 

La Fédération de Russie, appuyée par le Bélarus, l’Érythrée, le Mali, le Nicaragua, la République arabe syrienne et la République populaire démocratique de Corée (RPDC), a voté contre la résolution, tandis que la Chine, l’Inde ou encore la République islamique d’Iran se rangeaient dans le camp des abstentionnistes.

Source : ONU

« Un général, qui a en tête un ennemi qui l’arrête dans ses desseins, doit en tenter de nouveaux, et même de ceux qui paraissent insurmontables, parce que en agissant on trouve des expédients qui demeuraient toujours inconnus, si l’on restait sans rien tenter et sans rien faire : on doit autant qu’on peut, faire naître les occasions. »

Jean-Charles de Folard (1669-1752), chevalier auteur du Traité de la colonne et de l’ordre profond (1727-1730).

Préambule de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 :

Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen.

Je n’ai rien dit…, poème publié en 1955 par le pasteur Martin Niemöller

Ancien partisan d’Hitler puis résistant à sa tyrannie au point d’être déporté à Dachau de 1938 à 1945 :

Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste

Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas juif

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai rien dit, j’étais protestant…

… Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait plus personne pour dire quelque chose.

N’oublions pas le plaidoyer humaniste de Charlie Chaplin dans le discours du film Le Dictateur (1940), en faveur de la justice et de la paix :

Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n’est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider, les êtres humains sont ainsi. Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas le malheur. Nous ne voulons ni haïr ni humilier personne. Dans ce monde, chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche pour nourrir tout le monde. Nous pourrions tous avoir une belle vie libre mais nous avons perdu le chemin.

L’avidité a empoisonné l’esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. Nous avons développé la vitesse pour finir enfermés. Les machines qui nous apportent l’abondance nous laissent néanmoins insatisfaits. Notre savoir nous a rendu cyniques, notre intelligence inhumains. Nous pensons beaucoup trop et ne ressentons pas assez. Etant trop mécanisés, nous manquons d’humanité. Etant trop cultivés, nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités, la vie n’est plus que violence et tout est perdu. Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l’être humain, que dans la fraternité, l’amitié et l’unité de tous les hommes.

En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants désespérés, victimes d’un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.

Je dis à tous ceux qui m’entendent : Ne désespérez pas ! Le malheur qui est sur nous n’est que le produit éphémère de l’avidité, de l’amertume de ceux qui ont peur des progrès qu’accomplit l’Humanité. Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront, et le pouvoir qu’ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et tant que les hommes mourront, la liberté ne pourra périr. Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, ceux qui vous méprisent et font de vous des esclaves, enrégimentent votre vie et vous disent ce qu’il faut faire, penser et ressentir, qui vous dirigent, vous manœuvrent, se servent de vous comme chair à canons et vous traitent comme du bétail. Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes-machines avec des cerveaux-machines et des cœurs-machines. Vous n’êtes pas des machines ! Vous n’êtes pas des esclaves ! Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l’amour du monde dans le cœur. Vous n’avez pas de haine, seuls ceux qui manquent d’amour et les inhumains haïssent. Soldats ! ne vous battez pas pour l’esclavage, mais pour la liberté !

Il est écrit dans l’Evangile selon Saint Luc « Le Royaume de Dieu est au dedans de l’homme », pas dans un seul homme ni dans un groupe, mais dans tous les hommes, en vous, vous le peuple qui avez le pouvoir : le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, en avez le pouvoir : le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure. Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut nous unir, il faut nous battre pour un monde nouveau, décent et humain qui donnera à chacun l’occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité. Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir – ils mentent. Ils ne tiennent pas leurs promesses – jamais ils ne le feront. Les dictateurs s’affranchissent en prenant le pouvoir mais réduisent en esclavage le peuple. Alors, battons-nous pour accomplir cette promesse ! Il faut nous battre pour libérer le monde, pour abolir les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l’avidité, la haine et l’intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront vers le bonheur de tous. Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous !

Hannah, est-ce que tu m’entends ? Où que tu sois, lève les yeux ! Lève les yeux, Hannah ! Les nuages se dissipent ! Le soleil perce ! Nous émergeons des ténèbres pour trouver la lumière ! Nous pénétrons dans un monde nouveau, un monde meilleur, où les hommes domineront leur cupidité, leur haine et leur brutalité. Lève les yeux, Hannah ! L’âme de l’homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler. Elle vole vers l’arc-en-ciel, vers la lumière de l’espoir. Lève les yeux, Hannah ! Lève les yeux !

« Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. » Albert Camus

Albert Camus, Prix Nobel de littérature, le 10 décembre 1957, à Stockholm.

Transcription officielle :

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Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946

Préambule de la Constitution de 1946

1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l’homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

2. Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :

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Journée mondiale contre la peine de mort

Cette journée internationale est organisée chaque 10 octobre depuis 2003.

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Constitution du 4 octobre 1958 en vigueur

PRÉAMBULE

Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004.

En vertu de ces principes et de celui de la libre détermination des peuples, la République offre aux territoires d’outre-mer qui manifestent la volonté d’y adhérer des institutions nouvelles fondées sur l’idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité et conçues en vue de leur évolution démocratique.

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Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789

Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen.

Article 1er

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Article 2

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

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Il y a un an déjà, l’appel d’Ahmad Massoud à la France pour sauver l’Afghanistan

Ahmad Massoud
Ahmad Massoud

Les Talibans sont aux portes de Kaboul. Ahmad Massoud, le fils du commandant Massoud (assassiné par al-Qaïda en septembre 2001), est à la tête des combattants de la liberté de la région du Panchir. Dans une lettre adressée à Bernard-Henri Lévy et publiée par le JDD, il supplie le soutien de la France afin de bloquer la terrible offensive vengeresse en cours suite à l’abandon du pays par les Américains.

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La nuit du 4 août 1789

Débutée le 4 août 1789 à sept heures du soir, elle se prolonge après minuit, jusqu’à deux heures du matin. C’est un événement fondamental de la Révolution française, puisque, au cours de la séance qui se tenait alors, l’Assemblée constituante met fin au système féodal. C’est l’abolition de tous les droits et privilèges féodaux ainsi que de tous les privilèges des classes, des provinces, des villes et des corporations, à l’initiative du Club breton, futur « Club des Jacobins ».

«A faut esperer qu’eus jeu la finira ben tôt »
imprimée à Paris sans nom d’éditeur, mai 1789.
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